COVID 19 en Afrique de l’Ouest : Point de la semaine du Lundi 18 au Dimanche 24 Mai.

Au Libéria, Sedia Marwolo, une infirmière de Monrovia, vient tout juste d’accoucher de son troisième enfant. Atteinte du coronavirus, elle a vécu une fin de grossesse “en enfer” dans une unité de soins intensifs d’un hôpital de la capitale libérienne. Aujourd’hui guérie, elle fait face à l’hostilité de ses voisins.

Au Nigeria, le principal syndicat de médecins à Lagos, la capitale économique du Nigeria, a déclenché une grève jeudi pour protester contre les abus des forces de l’ordre, qui les empêchent de se déplacer pendant le couvre-feu. Les agents de santé, y compris les médecins, sont exemptés du couvre-feu nocturne mis en place de 20H00 à 06H00 du matin pour lutter contre la propagation du nouveau coroavirus. Mais l’Association médicale nigériane (NMA) a accusé la police de Lagos de harceler et de même d’avoir arrêté certains de ses membres.

L’association des médecins a finalement suspendu son mot d’ordre de grève jeudi 21 Mai, déclenché quelques heures auparavant pour protester contre les abus des forces de l’ordre, qui les empêchent de se déplacer pendant le couvre-feu. Elle reprochait à la police de harceler les médecins, d’en avoir arrêté certains et même d’avoir bloqué une ambulance. Le gouverneur Babajide Sanwo-Olu “est intervenu rapidement pour nous aider à ne pas aggraver la situation”, a fait savoir l’association à travers un communiqué.

En Gambie, le président Adama Barrow annonce une prolongation de 21 jours de l‘état d’urgence contre le coronavirus. M. Barrow a affirmé avoir conscience de l’impact des restrictions imposées sur la vie des Gambiens, mais que la lutte contre la pandémie était “une question de survie”. Il a cité l’avis d’experts de santé selon lesquels, en l’absence de mesures appropriées, plus de 180.000 personnes seraient contaminées et plus de 9.000 pourraient mourir.

Au Sénégal, 97 nouveaux cas et 53 guérisons ont été dénombrés mercredi 20 Mai, portant à 2 714 les cas de Covid-19 officiellement recensés dans le pays depuis le 2 mars. Ces infections supplémentaires ont été détectées à partir de tests virologiques effectués sur 1 042 sujets, a indiqué le porte-parole du ministère de la Santé et de l’Action sociale.

Au Mali, le chef de l’Etat Ibrahim Boubacar Keïta a gracié 400 détenus pour freiner la propagation du nouveau coronavirus, dont un prêcheur récemment condamné pour des propos polémiques, a indiqué la présidence mardi. Aucune précision n’a été fournie sur le profil des autres détenus bénéficiant de la grâce.

Source: africanews.fr


Credit Photo: africanews.fr

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